Hypnorésonance(s) ou emdr : quelle approche choisir pour libérer ses traumatismes ?

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Introduction : sortir de l’impasse des mémoires traumatiques

Vivre avec un traumatisme, c’est avoir un cerveau qui confond « hier » et « maintenant ».

On subit le passé et on craint le futur, sans jamais réussir à habiter sereinement son présent.

Si l’EMDR est la méthode la plus célèbre pour traiter ces chocs, son cadre peut parfois paraître trop rigide ou intimidant.

C’est pour offrir une alternative plus souple et sur-mesure que j’ai créé l’Hypnorésonance(s).

Alors, comment choisir ? Je vous propose ici un éclairage sur ce qui rapproche et différencie ces deux approches, pour vous aider à trouver le chemin qui vous conviendra le mieux.

Le point commun : la « digestion » par le cerveau

Lorsque je reçois une personne marquée par un choc ou un événement douloureux, j’utilise souvent cette métaphore : le traumatisme est un souvenir « brûlant ».

Contrairement à un souvenir normal qui est classé, rangé et refroidi dans les archives de notre mémoire, le souvenir traumatique reste coincé au présent.

Une confusion temporelle handicapante

Dans ma pratique, je constate souvent que le cerveau ne fait plus la différence entre « hier » et « maintenant ».

Pour lui, l’événement est toujours en train de se produire. C’est ce qui explique pourquoi il est si difficile d’être simplement bien dans le présent : au moindre détail, votre cerveau sonne l’alarme et vous replonge instantanément dans l’émotion du passé.

Cette incapacité à habiter le présent a une autre conséquence dont on parle moins : l’anticipation négative.

Comme le passé n’est pas digéré, le cerveau finit par craindre que le futur ne soit qu’une répétition de la douleur.

Les stimulations bilatérales pour remettre les pendules à l’heure

C’est là que le grand point de rencontre entre l’EMDR et l’Hypnorésonance(s) prend tout son sens.

Nous utilisons un levier neurologique puissant pour remettre les pendules à l’heure : les stimulations bilatérales alternées (SBA).

Que ce soit par des mouvements oculaires, des petits tapotements ou des sons, le principe reste le même : on sollicite les deux hémisphères pour forcer le cerveau à reprendre une digestion qui s’était arrêtée net au moment du choc.

L’objectif est de faire comprendre à votre système nerveux que « c’est terminé ».

L’emdr : un protocole rigoureux et ses limites

L’EMDR est sans doute la méthode la plus médiatisée aujourd’hui.

Cependant, je rencontre souvent des personnes qui ont peur de cette approche, ou qui en sont sorties déçues par son côté parfois « chirurgical ».

Le risque de réactivation sans libération

Mal pratiqué ou appliqué de façon trop automatique, l‘EMDR peut parfois faire revivre le traumatisme de manière très douloureuse.

Au lieu de « digérer » l’événement, on se contente de rouvrir la plaie sans réussir à la refermer.

Pour une personne déjà hyper-traumatisée ou très sensible, cela peut faire plus de mal que de bien.

L’échec du « tout protocole »

Je reçois régulièrement des personnes qui ont suivi plus de dix séances d’EMDR sans aucun succès car le protocole a pris le pas sur la singularité de leur histoire.

En cherchant absolument la « source » originelle, on peut parfois passer à côté du besoin réel du cerveau : la sécurité ici et maintenant.

Le défi des profils neuroatypiques

Pour les cerveaux qui fonctionnent différemment (HPI, autisme, etc.), cette rigidité est souvent perçue comme une agression ou une incompréhension de leur mode de pensée.

C’est précisément pour éviter cet aspect mécanique que j’ai choisi une voie différente.

L’hypnorésonance(s) : la souplesse de l’hypnose au service de votre sécurité

Si j’utilise moi aussi les stimulations bilatérales, je ne les conçois pas comme un protocole figé, mais comme un outil au service d’un voyage beaucoup plus vaste : celui de l’hypnose.

Le cocon de l’hypnose et la mise à distance

L’état de conscience modifiée permet de mettre la douleur à distance.

On ne regarde pas le soleil en face au risque de se brûler les yeux ; on utilise des images et des filtres qui permettent de travailler sur le souvenir sans être submergé.

La dissociation protectrice pour réparer le passé

En séance, je vous accompagne pour que ce soit « l’adulte » que vous êtes aujourd’hui qui vienne aider la version de vous-même qui a vécu le choc.

On ne revit pas le trauma, on vient le réparer avec vos ressources actuelles.

C’est une nuance fondamentale.

Une approche globale et sur-mesure

Le fameux « (s) » de ma méthode symbolise cette pluralité.

Nous ne traitons pas juste un souvenir, nous écoutons les résonances dans votre corps, dans vos émotions et dans votre histoire.

L’outil s’adapte à vous, et non l’inverse.

La sécurité au cœur de la démarche : vous restez maître du voyage

Une des craintes majeures est celle de perdre le contrôle.

Dans ma pratique, c’est tout l’inverse : si nous allons effectivement « toucher les flammes », nous ne le faisons jamais n’importe comment.

La confiance et le respect du rythme

Avant même d’activer la moindre stimulation, nous prenons le temps d’installer une véritable relation de confiance.

Nous avançons étape par étape.

C’est vous qui décidez, stimulation après stimulation, si nous continuons ou si nous marquons une pause.

La prévisibilité pour rassurer le cerveau

Je vous explique toujours en amont comment les choses vont se passer.

Cette prévisibilité est cruciale pour que votre cerveau accepte de lâcher ses mécanismes de défense.

L’hypnose vient ensuite, souvent en fin de séance, pour aider à intégrer le travail et refermer la porte en douceur.

Conclusion : écouter votre résonance intérieure

Choisir entre l’EMDR et l’Hypnorésonance(s), c’est avant tout choisir le voyage qui vous ressemble.

Si vous avez besoin d’un cadre clinique et très structuré, l’EMDR est un outil puissant.

Si, au contraire, vous cherchez une approche plus souple, où l’imaginaire et la sécurité émotionnelle sont au cœur de chaque étape, l’Hypnorésonance(s) pourrait être votre chemin.

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